Carte · Menu digital · QR à table
Le menu de votre restaurant : sur la page, pas dans un PDF
Neuf sites de restaurant sur dix que nous ouvrons ont le même bouton : « Voir la carte », et derrière, un PDF. Sur un téléphone, il s’ouvre en petit, il faut zoomer, il pèse, et le client referme. Pour Google, c’est un fichier parmi d’autres, pas votre carte. Voilà pourquoi nous écrivons le menu sur la page, plat par plat, avec le prix et la photo — et pourquoi ça change ce qui se passe en salle.
Ce qu’un PDF ne peut pas faire
Un PDF est une image de votre carte. Il ne sait pas ce qu’est un plat, un prix, une photo. Trois conséquences, que vous pouvez vérifier ce soir avec votre propre téléphone :
- Il ne se lit pas sur mobile. Colonnes prévues pour une feuille A4, texte à zoomer, page à faire glisser dans les deux sens. Le client qui cherche « le prix du plat du jour » abandonne avant.
- Google ne le comprend pas comme votre carte. Il peut l’indexer comme un document, mais il n’y trouve ni plat, ni prix, ni photo reliés à votre restaurant. La recherche « pizza quatre fromages Lyon 3 » tombe sur des pages, pas sur des fichiers.
- Il ne se commande pas. Un PDF n’a pas de bouton. Le client lit, puis il appelle, ou il passe par une plateforme qui prend sa commission sur chaque commande.
Ce que fait un menu écrit sur la page
Chaque plat est une ligne de la page : son nom, sa description, son prix, sa photo, ses allergènes. La page porte les données structurées Menu et MenuItem de schema.org : Google sait que c’est votre carte, il relie les plats à votre fiche, et il peut les montrer à quelqu’un qui cherche précisément ce plat dans votre ville. C’est ce qui s’est passé pour un restaurant de souvlaki du Pirée : dix semaines après la mise en ligne de son site, il sortait sur 65 recherches de sa zone. Des positions, pas des ventes — mais des positions qu’un PDF n’aura jamais.
Le QR sur la table mène à la même page
Le QR collé sur la table n’ouvre pas un fichier : il ouvre la carte de votre site. Le client voit les plats, choisit, et commande depuis sa chaise. La commande arrive sur l’écran de cuisine et dans la caisse, avec le numéro de table. Personne n’installe rien, personne ne crée de compte, et il n’y a pas d’intermédiaire qui prend un pourcentage entre la table et la cuisine.
Ce que ça change en salle, concrètement : les commandes de boissons partent sans attendre le serveur, les tables de six ne font pas répéter la carte, et le serveur passe pour conseiller, pas pour noter. Le soir où il manque une personne, c’est cette heure-là que vous récupérez.
Changer un prix : une minute, pas une soirée
Le mardi, le fournisseur augmente le poisson. Avec un PDF : rouvrir le fichier d’origine (s’il est encore sur l’ordinateur du cousin qui l’a fait), corriger, réexporter, renvoyer sur le site, et réimprimer les QR s’ils pointaient sur le fichier. Avec la carte sur la page : le prix se change depuis le téléphone, et il change au même moment sur le site, sur le QR de la table et dans la caisse. Un plat épuisé se retire de la même façon, à 21 h 15, sans appeler personne.
Ce que la loi demande à votre carte, et que la page fait d’office
- Les prix, lisibles, dehors et dedans. L’arrêté du 27 mars 1987 impose l’affichage des prix des plats et des boissons, à l’extérieur et à l’intérieur, avec la mention « service compris » ou « prix nets ». La page reprend exactement ce que vous affichez : un seul prix, au même endroit.
- Les quatorze allergènes, par écrit, sans avoir à demander. Règlement (UE) n° 1169/2011 et décret n° 2015-447 : l’information doit être écrite et à portée du client. Sur la page, chaque plat porte ses allergènes ; le client les voit avant de commander, dans sa langue.
- « Fait maison », quand c’est vrai. La mention est encadrée par le code de la consommation (articles L. 122-19 et suivants) : elle se pose plat par plat sur la page, et elle se retire aussi vite le jour où la recette change.
- Aucun bandeau cookies. Une carte qui ne dépose aucun traceur n’a rien à faire consentir. La page mesure ses visites sans cookie, et le client lit sans cliquer sur quoi que ce soit.
Trois questions à poser avant de commander un « menu digital »
- Est-ce une page de mon site, ou une page chez vous ? Si la carte vit sur le domaine du prestataire, c’est lui que Google positionne, pas vous — et le jour où vous partez, la carte part avec.
- Qui change le prix, et en combien de temps ? Si la réponse est « envoyez-nous un mail », vous venez de racheter un PDF avec un abonnement.
- La commande à table passe-t-elle par une plateforme ? Si oui, demandez la commission par commande. Elle est rarement écrite en gros.
Nous vendons ce système, donc lisez ce guide en le sachant. Ce qui précède reste vrai quel que soit le prestataire : une carte doit se lire sur un téléphone, se comprendre par Google, se commander depuis la table et se changer en une minute. Posez les trois questions à tout le monde, nous compris.
Cet article fait partie de l’offre d’Ultras-Sites pour les restaurants en France : le site restaurant avec la caisse POS Ultra, la caisse connectée, expliquée, la facturation électronique et les lois à venir, dates et sources, et tout ce que nous faisons, sur la page d’accueil.
